Admob pour les apps

Google fait le ménage en cette période de rentrée des classes et rationalise sa gamme de produits. En effet, en tant qu’annonceur vous avez déjà pu vous demander pourquoi vous faudrait-il acheter vos campagnes mobiles deux fois? Sur Admob et sur Adsense mobile? Quelle différence? L’opacité de l’acteur ne vous a jamais vraiment permis d’en comprendre les tenants et aboutissants. Et bien Google va encore une fois vous faciliter la vie… Toujours en pensant à ses intérêts bien sur.

C’est donc par un post de ClairBavor, Product Management Director de la publicité mobile, sur le blog “Google Mobile Ads Blog” le 2 septembre que le marché a pris connaissance de cette orientation stratégique. Google a defrayé la chronique en 2009 en rachetant pour 750M$ la start-up Admob, qui n’était pas au plus haut en terme de santé financière et la valorisation n’en était que plus spectaculaire. Plusieurs avantages à cela, montrer que la société avait de très sérieuses ambitions dans le mobile, voler la vedette et faire un pied de nez à Apple (Admob recevait alors 2,6 milliards de requêtes publicitaires de la part d’iphone et d’ipod touch) et se positionner clairement sur la publicité display. L’acquisition a été complétée en mai 2010 et officialisée par ce post. Comme souvent, le fondateur Omar Hamoui a quitté le navire rapidement pour raisons personnelles ou divergence stratégique…

Qu’est ce que cela veut dire? Et bien que le monde des applications et celui des webapp / sites internet mobile sont bien deux mondes différents. D’un côté une approche search et dispay classique pour monétiser votre audience et de l’autre des formats spécifiques aux applis et aux smartphones. En effet, on voit de plus en plus de régies ou d’agences proposer du push de notification au CPM, du cross download d’applications, des intégrations au sein même de l’appli… Ces formats ne sont pas faisables sur les sites internes mobiles, ou en tout cas Google n’a pas jugé pertinent de fusionner ses deux services / technologies.

Des efforts ont été faits pour les faire cohabiter, pour preuve vous pouvez lire cet article qui annoncait la mise en place d’un appel à une publicité Adsense pour mobile quand la publicité Admob n’est pas disponible.

Auparavant, Google s’est efforcé d’évangéliser les annonceurs et éditeurs mobiles et d’utiliser la publicité textuelle, “text ads”, issue d’Adsense, exemple :

Le switch va être quelque peu accéléré car Admob arrêtera purement et simplement le support aux développeurs de site mobile sur sa plateforme fin septembre, ceux-ci devront impérativement migrer sur Adsense. L’impact pour les agences? Elles ont intérêt à avoir les deux canaux ouverts sous peine de voir disparaître leurs volumes, si les deux canaux sont ouverts, ce sera alors un simple effet de vases communicants… Pour les annonceurs faisant partie de catégories sectorielles ayant des restrictions en termes de publicité et de parcours, attention, la douche pourrait être froide, Adwords aurait des contraintes plus importantes qu’Admob. Des ajustements de parcours seront alors nécessaire pour pouvoir transférer vos budgets de manière rapide et en terme de ressources, les modes d’achat sont sensiblement différents

L’inconnu est aussi dans la part que représente cet inventaire de site internet mobile et de webapp dans l’inventaire d’Admob. La réponse serait plutôt modeste, aux environs de 10 à 15%. Il faut se rappeler qu’Admob a visé dès ses débuts les développeurs d’applications et également que le nombre d’application arrivant sur le marché par jour et surement plus important que le nombre d’éditeurs web éditant leur version mobile ou leur webapp…

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