Aperçu du métier de référenceur : interview de Pauline Vaireaux, ex-MCI

Bonjour Pauline,

Peux-tu nous rappeler ton parcours professionnel et nous décrire ton poste actuel?

J’ai une formation en IUT techniques de commercialisation à Sceaux. Je me suis ensuite orientée vers le marketing des services au Pôle Universitaire Léonard de Vinci. Enfin pour ma cinquième année, j’avais un profond besoin de me spécialiser. J’ai choisi les NTIC un peu par hasard. Suivre les cours de Vincent Montet l’année précédente, plus un stage dans une jardinerie virtuelle, et hop le tour était joué ! Aujourd’hui je travaille chez un comparateur de prix et je suis chargée de référencement pour le site italien . Je m’occupe à la fois du SEO et du SEM.

Selon toi, quelles sont les qualités majeures qu’il faut posséder pour être un bon référenceur ?

Dans le concret, il faut faire beaucoup de veille sur les blogs spécialisés et tester/modifier régulièrement ses pages web.
Pour ce qui est de qualités plus générales : avoir une soif d’apprendre, être patient, aimer les chiffres, savoir ou vouloir apprendre à coder car cela peut paraître rébarbatif !

Quels sont les obstacles auxquels tu te confrontes le plus souvent ?

N’étant pas tout à fait à l’aise avec la technique, je ne comprends pas toujours le jargon des codeurs. Les chefs d’entreprise ont du mal à comprendre pourquoi ils sont si loins dans les pages Google. Ils ne comprennent pas pourquoi l’action sur une page web met autant de temps pour voir les retombées.
Il faut savoir dialoguer avec eux.

On peut avoir l’impression que le poste de référenceur est un peu répétitif, peux-tu nous donner ton avis sur ce sujet ?

Personnellement je ne trouve pas mon poste répétitif. Les tâches paraissent semblables mais les résultats sont toujours différents.

Quels sont selon toi les enjeux du référencement pour une entreprise ? Et plus précisément, quelles sont les variables les plus déterminantes aujourd’hui pour améliorer la visibilité d’un site ?

Une entreprise doit absolument savoir quel est son positionnement par rapport à ses concurrents (en termes de mots clés). Savoir également sur quels mots clés elle est le mieux placée afin d’optimiser ce classement.
Pour cela il faut faire du « codage propre », selon les normes du w3c à respecter absolument, puis mettre en avant les mots sur lesquels on veut se placer. Par exemple, si on prend le mot clé « voiture », nous allons créer des url propres (avec peu de caractères, et des caractères significatifs) et placer un maximum de fois le mot « voiture » dans les title, les balises meta, les balises h1,h2, h3 etc.
Puis, très important, faire du linking interne.

Est-il préférable de cibler des mots-clés génériques ou des termes plus précis comme le conseillent certaines agences marketing ?

Tout dépend du site, de son classement sur les mots clés. Mais il est plus « facile » de se placer sur des mots clés long tail que sur un mot générique comme « voyage » étant donné la concurrence.
Par exemple si un site vend des colonies de vacances, il n’a aucun intérêt à se placer sur le mot « voyages » mais plutôt sur des requêtes long tail telle que « colonie vacances », « voyage scolaire » et en fonction des produits ou packages qu’il vend sur son site.
Il faut aussi établir une stratégie de départ ; si la stratégie est de ramener un trafic qualifié, ça sera plutôt du long tail: trafic de masse, mots génériques.

En terme de rentabilité, est-il plus pertinent de faire du lien sponsorisé ou du référencement naturel ?

Tout dépend de la stratégie que l’on veut adopter.
Pas de temps à perdre ? SEM
Pas d’argent à investir ? SEO
Site marchand ? Plus tendance SEM
Site de contenu ? SEO
C’est un peu grossi, mais c’est plutôt vrai dans le concret.
Le SEM complète toujours le trafic SEO. Pour ma part, sur mon site, le SEM représente une part énorme du trafic. Le SEO a du mal à augmenter car c’est un site récent dans un milieu très concurrentiel et sur un marché en retard par rapport à celui de la France.
Avec le SEM, on sait exactement l’argent que l’on dépense, sur quel mot, et ce qu’il a rapporté. Il permet de se positionner sur « LE » mot que l’on a choisi.
Néanmoins le SEO est indispensable car les gens ont plus tendance à cliquer sur les requêtes naturelles.

Pour finir, comment mesures-tu les résultats de tes prestations ?

Par plusieurs critères : les places de référencement gagnées sur certains mots clés choisis, le taux de transformation sur la campagne SEM, les places gagnées sur le classement comscore/alexa/google trends (les panelistes de mesure de trafic), le trafic apporté par les liens externes, le trafic apporté grâce aux moteurs, le trafic apporté par les liens sponsorisés et enfin l’évolution du page rank.

Merci Pauline.

J.T – Promo 2009 MBA Full Time

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