Des WEB Analytics aux DIGITAL Analytics | Part 1 : La Genèse

Des Web Analytics aux Digital Analytics, Partie I : LA GENESE 

billet rédigé par Clémence Coppey, promotion 2010 / 2011

Avec l’émergence du web et l’introduction des nouvelles technologies au sein des foyers français, le commerce s’est profondément transformé. 

Nous sommes aujourd’hui très loin des concepts du « Bon Marché » ou des premières méthodes de vente utilisées par les PVCistes précurseurs. Si d’un côté le commerce entrait peu à peu dans un période d’industrialisation et de production de masse, de l’autre les technologies se déployaient et le monde voyait tour à tour apparaitre : le premier navigateur, le protocole « http », les premiers fichiers « log » permettant d’enregistrer les premiers « hits », la première page web HTML, le Minitel, le premier Cookie, le premier e-mail ou encore le premier formulaire en ligne.

Ces évolutions offrirent de grandes perspectives aux commerçants alors focalisés sur la vente en masse et produits en séries, une possibilité de présenter leurs offres, leurs produits et de réaliser des ventes éloignées du lieu de vente physique sans nécessairement passer par des commerciaux «terrains». Toutefois, même si la technologie permettait déjà ces échanges, et était déjà capable de mesurer le nombre de visiteur sur un site, un premier barrage dû être franchi : la confiance des utilisateurs dans ces nouveaux canaux de correspondance (Web et Minitel).

Si la gratuité de mise à disposition des Minitels au sein des foyers français par France Télécom permit un premier essor des échanges à distance (la Redoute réalisa en 1997, 17% de son chiffre d’affaire via Minitel), l’apparition du protocole de sécurisation des échanges entre machines appelé TLS, lancé en 1999 sonna la naissance des premières formes de commerce en ligne.

Simultanément nous entrions dans le phénomène de «Bulle Internet», phénomène entièrement spéculatif, basé sur les perspectives d’évolution de cette technologie. De nombreux actionnaires investissent sur le web, une multitude de sites internet se créés, les foyers français s’équipent en matériel informatique mais également en connexion internet bas débit et haut débit. Les sites internet entrent alors dans une course à la plus forte audience et s’équipent des premiers compteurs de visites. Ils espèrent se rémunérer en vendant des espaces publicitaires, mais les internautes n’achètent pas, ou très peu, les business modèles s’effondrent, les investisseurs se retirent, nous assistons à l’éclatement de la Bulle Internet et entrons alors dans une période de crise.

Les actions de la FEVAD et de l’OCDE aidant, en 2003 les activités reprennent sur le web et s’étendent, elles sont plus structurées. 2003, fût réellement l’année du e-commerce ou l’année de reprise ouvrant le champ des possibles pour les entreprises souhaitant investir ce nouveau canal. Tout d’abord perçu comme un canal de substitution aux activités classiques, le e-commerce fût très vite perçu comme complémentaire aux canaux existants. Les entreprises comprennent l’importance de l’articulation de ce nouveau medium avec les stratégies en place sur le Offline. 2005, marque le lancement de l’outil Google Analytics, permettant alors la démocratisation des Web Analytics, cette discipline finalement peu connue ou réservée aux sociétés les plus riches, s’étend majoritairement.

Les acteurs du web furent amenés en toute logique à attirer les internautes sur leurs sites e-commerces et bien sûr s’intéresser aux comportements de leur audience afin de les diriger vers la conversion. De nombreuses méthodologies marketing dédiées se déploient, de nombreux leviers marketing se créent et les business modèles s’affinent : marketing search, display, affiliation, e-mailing, comparateurs, tant de leviers d’acquisition se positionnent au centre des stratégies. Les technologies se développent toujours plus et sont créatrices de nouveaux usages : mobilité & médias sociaux. Le consommateur n’est plus cet internaute classique, il devient multicanal, le client est alors au centre des stratégies et sa traçabilité est indispensable pour la personnalisation et le ciblage de l’offre. Les marques doivent être fortes et créatrices afin de gagner en visibilité, fidéliser encore et toujours plus et s’inscrire dans le dialogue.

Retrouvez prochainement la deuxième partie concernant les enjeux  ! 

Clémence Coppey. 

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