Google street view

Depuis le 15 octobre, Google Maps offre une fonctionnalité tout à fait innovante: la visite virtuelle des villes à 360°. Grâce à ce service, les internautes ont la possibilité de visiter un quartier sous toutes ses coutures sans quitter leur écran d’ordinateur. Il suffit de se connecter à l’adresse suivante: http:maps.google.fr/maps.

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  • street view
  • respect de la vie privée & droit à l’image

1 Principe

Depuis maintenant plus de 2 ans, des véhicules spécialement équipés parcourent les routes afin d’offrir aux internautes des promenades virtuelles. Cette aventure a d’abord commencé aux États-Unis où plus de 50 villes sont couvertes. Ce fut ensuite le tour du Japon et de l’Australie.

La France est le premier pays européen à être “virtualisé” par Google Maps. En France l’aventure a commencé cet été à l’occasion du Tour de France. Les amateurs pouvaient visualiser le parcours des cyclistes à 360°.

Aujourd’hui, ce sont 6 grandes villes françaises qui sont maintenant disponibles sur Google Maps: Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Marseille, Monaco. Ce service représente pas moins de de plusieurs millions de photos prises à intervalle de 5 à 10 mètres.

Le principe d’utilisation est très simple. Il suffit de se rendre sur la carte et de choisir une ville (cliquer sur l’appareil photo). Le plan de la ville s’affiche et la visite virtuelle peut être faite sur toutes les rues qui sont surlignées en bleu en plaçant un “petit personnage jaune” au bon endroit et en le déplaçant avec la souris. Une fois dans la rue, il est très simple de naviguer pour voir à 360°. L’image apparait parfois un peu lentement en raison du temps de chargement.

2 Applications

L’application la plus immédiate est la visite virtuelle pure et simple d’une ville où l’on souhaite se rendre. Cela permet d’économiser quelques ampoules aux pieds en vérifiant l’attrait d’un quartier où l’on souhaite se rendre. Au delà, c’est aussi la possibilité de chercher des commerces et des restaurants.

Dans le domaine hôtelier également, ce sera l’occasion pour les touristes de vérifier virtuellement la localisation de l’hôtel par rapport à la plage et pour les professionnels du voyage d’offrir des garanties supplémentaires à leurs clients. MapJack est un site qui propose déjà sur quelques destinations de rêve des visites virtuelles sur un principe similaire. Google s’est même associé à l’Office du tourisme afin de proposer des visites virtuelles de monuments.

Le premier à l’avoir utilisé dans le domaine de l’immobilier est Drimki.fr. Au delà de la visite virtuelle de biens immobiliers, c’est la possibilité bientôt de faire des repérages dans le quartier autour des annonces immobilières.

3Limites

La première limite de ce système est soulevée par Martine Moreau et Pascal Grandmaison dans le Figaro Magazine du 25 octobre 2008 dans la rubrique Technoplus. Même si Google a mis en place un logiciel permettant de rendre flou les images des “personnes” et de véhicules photographiés dans la rue, le système est imparfait et pose la question du respect de la vie privée et du droit à l’image. En effet, le système mis en place ne génère automatiquement une image floue que sur les personnes et plaques d’immatriculation dans le champs immédiat de la photo. Bien que tout internaute puisse demander, au titre de son droit à l’image d’être “flouté”, il est privé de son droit préalable d’accepter ou de refuser d’être pris en photo.

La deuxième limite réside dans l’application encore restreinte. Parmi les 6 villes citées, les banlieues ne sont pas couvertes et les rues piétonnes non plus. Il en résulte que ce n’est pas 100% de la ville disponible en virtuel mais une partie seulement….il suffit de voir sur le plan de départ le nombre des rues qui ne sont pas surlignées de bleu.

La troisième limite à mes yeux tient à la lourdeur de l’actualisation. Une ville change de visage très rapidement et les photos risquent à courte échéance de ne plus représenter qu’une image dépassée du quartier. Or, le déploiement d’une telle infrastructure laisse difficilement imaginer que des véhicules Google sillonnent en permanence les quartiers au gré des constructions et des aménagements. Comment Google a t’il prévu de gérer ce handicap sur un service qui, outre son aspect ludique en première visite a une vocation utilitaire? Peut-on à terme imaginer un système collaboratif où chacun serait susceptible de fimer les évolutions de son quartier pour offrir à la collectivité un service actualisé? En effet, après quelques essais, les photos sont de qualité assez moyenne ce qui engendre un obstacle important pour promouvoir une simple visite virtuelle d’agrément.

Pour l’heure, cette nouvelle fonctionnalité ne manque pour autant pas d’atrait et j’invite tous ceux qui ne l’ont pas encore essayé à jouer les pétions en toute virtualité!

Cristel Esnault/ MBA MCI PartTime 2008

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