Gratuit et discount : mots clés favoris de l’industrie low-cost du rêve

Il est à la fois incroyablement réjouissant et pourtant très effrayant de voir avec quelle simplicité on peut tout trouver, gratuitement ou à prix cassé grâce à Internet. Les mots clés « gratuit » et « discount » rivalisent avec des valeurs sûres telles que « sexe » et « clip » sur les moteurs de recherche comme nous le démontre GOOGLE TRENDS.

Cela démontre certainement de l’intérêt du public pour tout ce qui lui permet d’améliorer son pouvoir d’achat ou plutôt de combler sa boulimie consommatrice. De nombreux consommateurs parcourent les sites des spécialistes du gratuit et du discount. D’immenses communautés se créent pour se refiler les bon tuyaux.

Je passe très rapidement sur le piratage de musique, du cinéma ou encore de la télévision qui auraient fait perdre 10.000 emplois directs et indirects à temps plein pour la seule année 2007 d’après une étude de deux économistes français, que nous sommes habitués à trouver gratuitement en quelques clics.

Les réseaux de peer-to-peer débordent de fichiers pirates d’autres types : logiciels, photos, jeux vidéos. Les œuvres de l’esprit sont très simplement volées et implicitement dévalorisées.

L’adoption puis la mise en application de la loi Création & Internet est ainsi vivement attendue par des milliers d’entreprises. La riposte graduée pourrait donc être une solution mais la peur du gendarme suffira-t-elle quand on sait que désormais les téléchargements se font via des blogs spécialisés qui postent des liens vers fichiers hébergés sur des serveurs adéquats ?

L’anonymat est tel que la fermeture d’un blog ou le blocage d’un lien n’est efficace que quelques minutes: juste le temps qu’il faut au pirate pour recommencer son opération. D’autant plus que ces pirates sont souvent basés à l’étranger et l’application de notre droit leur est quasiment impossible dans la pratique.

Mais Internet permet également de consommer à prix discount les plus grandes marques. On connaît les ventes privées qui destockent les invendus des plus beaux produits en toute légalité et en préservant l’image des fabricants.

Mais on sous-estime l’importance des sites proposant des produits hors de prix dans la vie réelle à tarif hyper compétitif sur Internet : paires de chaussures ou de baskets très tendance à moins de 50 euros, sacs haut de gamme à moins de 300 euros, montres de luxe à moins de 200 euros.

On y trouve les produits les plus désirés en toute simplicité en occultant complètement l’image cheap des ces vendeurs de rêve low-cost. On n’a pas le plaisir d’entrer dans un magasin de luxe nous faisant vivre une émotion unique mais on a la grande satisfaction d’avoir pu consommer les produits rêvés tout en faisant des économies. Bien entendu, il s‘agit de contrefaçons de plus ou moins bonne qualité.

Face à cette industrie du rêve low cost qui répond à nos besoins les moins essentiels créés par des as du marketing, nous nous trouvons encore une fois confronté à nous même. Derrière un ordinateur, personne n’est là pour nous conseiller ou nous critiquer : la tentation est grande et le risque faible.

La seule question est : succombera-t-on ou non ?

Ebay avait été poursuivi par LVMH qui lui reprochait de ne rien faire contre la vente par son biais de produits contrefaisant. Mais que faire contre ces sites localisés à l’étranger et qui écoulent des quantités incroyables de contrefaçon ?

Philippe DUPUIS – MBA MCI Part Time 2008-2009

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