Internet au secours de la presse.

Internet sauveur « magique » des industries en crise ? Révolution du droit d’auteur et e-transformation.

Avec une augmentation de 23% des recettes publicitaire sur le Web en 2008 par rapport à 2007, un marché de 2 milliards d’euros (source : Journal du Net) le média Internet prouve en pleine période de crise, qu’il ne suit pas les règles conventionnelles des autres médias. Comme s’il fallait encore convaincre…

Et cette fois, c’est la sphère politique qui prends directement l’initiative d’aller chercher le média Internet afin d’apporter un souffle nouveau au média le plus ancien… peut-on dire le plus traditionnel ? Comme si Internet et la presse n’avait pas vraiment pu s’entendre entre eux, comme si ils avaient eu besoin d’un intermédiaire pour les réconcilier.

Le gouvernement Sarkozy va donc mettre en place une batterie de reformes. Dans les grandes lignes : l’Etat-annonceur aurait recours, avec de plus gros budgets, à la presse dans sa version papier et numérique. Une sorte de new deal de la presse, une injection de fonds artificielle, somme toute. Je crois que cette mesure phare ne vise qu’a distribuer des fonds à l’industrie de Gutenberg et lui permettre ainsi d’opérer sa digitalisation. C’est la reconversion annoncée de l’industrie de la presse écrite.

Digitalisation ? Ou comment transformer un écrit « éphémère » figé par l’encre de l’imprimerie et imprimé un jour en un produit vivant et dynamique générateur de richesse à plus long terme ? Cette e-transformation passe par l’adaptation d’un droit des plus sensibles en France, le droit d’auteur. Le chef de l’Etat souhaite « remplacer un droit lié à un support par un droit lié à un temps d’exploitation de 24 heures » et complète que : « l’article doit être payé autant de fois qu’il est publié ». Profondeur d’exploitation du média Internet donc.

De surcroît, les sites internet des journaux prendraient le statut d’un éditeur de presse en ligne, en opposition avec leur actuel statut d’hébergeur d’information… Les conditions requises pour bénéficier de ce nouveau statut relèvent de l’évidence: l’exercice d’une mission d’information à titre professionnel à l’égard du public ; la mise à disposition du public de contenu original, composé d’informations ayant fait l’objet d’un traitement journalistique ; et l’emploi régulier de journalistes professionnels. (source ZDNet)

Mais finalement, je trouve toutes ces mesures trop simples et je doute personnellement de leur impact véritable sur une industrie en perte de vitesse. Il est de notoriété publique que la structure du business de la presse est soumis à rude épreuve et que les annonces politiques qui ont marqué les états généraux de la presse en ce début d’année 2009, ne font qu’ouvrir le cadre juridique vers la digitalisation de la profession. Le salut des rédactions digitales ne pourra se faire que par le haut: qualité, créativité et réactivité devront en être les maitres mots.

Internet, outil sauveur de la presse ? Oui à l’unique condition non négociable que l’esprit classique des descendants de Gutenberg soit définitivement remplacé par l’esprit avant-gardiste, participatif et interactif du web 2.0.

Hadrien GORMAND MBA Spécialisé Marketing Commerce Internet Full Time

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