Interview de Benoit PONS .Promo MCI 2008/2009 – Affiliate manager chez tradedoubler

Benoit Pons , ancien MCI promo 2008/2009 nous livre ses impressions sur le cursus, les cours les plus significatifs , en quoi le MBA a pu lui être profitable et comment ce passionné de musique, chef de projet chez Deezer est passé une moins d’un an à l’affiliation !

Tout d’abord et c’est bien normal , j’ai envie de te demander :

Pourquoi avoir choisi cette formation ?: Quelles étaient tes attentes ?, Et comment y répond cette formation ?

J’ai travaillé pendant 3 ans au sein d’un label indépendant, Exclaim, au poste de chef de projet. Je m’y suis occupé d’une vingtaine d’artistes nationaux et internationaux, et d’une trentaine de sortie d’album. L’industrie du disque connait une crise depuis 2001 en France, et peine à trouver un business model pérenne au sein de la nouvelle économie numérique. Etant né avec Internet, et étant convaincu de sa future prépondérance au sein des secteurs de l’entertainement, j’ai donc décidé de quitter mes fonctions et intégrer le Master MCI afin d’acquérir les connaissances Web nécessaires.

J’ai choisi cette formation car elle répondait à ma principale attente : acquérir de solides bases théoriques dans les divers métiers du Web. Et elle y a parfaitement répondue. Chaque étudiant du master repart avec une boite à outil très riche.

Avais -tu déjà travaillé dans le domaine Internet avant ?

Jamais réellement. Mon poste de chef de projet m’amena naturellement à endosser une casquette numérique, au travers de la mise en place de stratégies digitales, et ce allant de la promotion de nos artistes sur les multiples médias web (blog, webzines, portails, FAI …) à la distribution de nos albums sur les plateformes telles qu’Itunes, Virgin Méga, Fnac.com … J’avais un léger vernis web, mais pas réellement d’expériences significatives du web. Mes aspirations étaient grandes vis-à-vis du Web. Car le master allait m’ouvrir des portes qui malgré mon expérience professionnelle m’étaient fermées.

Pourquoi avoir choisi à l’issue de ton stage le secteur de l’affiliation ?

J’ai choisi de travailler dans l’affiliation car le marketing à la performance m’a très rapidement attiré. J’ai dépensé plusieurs centaines de milliers d’euros en investissement publicitaire TV, radio et presse chez Exclaim, sans jamais pouvoir savoir si cela allait me rapporter 1 centime. La notion de ROI m’était alors totalement étrangère. Seul Internet et l’affiliation permettent aujourd’hui à un annonceur de savoir précisément combien lui rapporteront son investissement. Je trouve ça magique ! La richesse des leviers marketing m’a aussi fortement attiré : CPC, CPA, CPL et même certaines offres au CPM. Cela couvre tous les leviers existants.

As-tu hésité avant ce choix ?

J’ai mis quelques mois à réaliser tout cela. Ma démarche initiale était de faire le master et retourner dans le secteur de la Musique. Mais j’ai vite réalisé que les labels ne pourraient jamais m’apporter autant d’expériences que l’affiliation. J’ai fais mon stage de fin d’étude chez Deezer, qui me semblait le mix parfait entre ma passion pour la musique et le Web. J’y ai beaucoup appris mais le business model de la régie publicitaire, basé à pratiquement 100% sur le CPM, m’a paru trop restreint par rapport à la puissance de l’affiliation.

Connais-tu tous les métiers du net ?

Non, et il doit être difficile de tous les connaitre. Internet est perpétuellement en évolution, et les métiers le sont donc aussi. Je suis convaincu qu’une majeure partie des métiers du Web de 2015 n’existent pas encore aujourd’hui. Et c’est des plus excitants. Le Web ne connait pas l’ennui !

Y en a-t-il un pour lequel tu ne voulais pas travailler et pourquoi ?

Chaque métier a ses intérêts, il n’y a pas de métiers ou de sociétés dans lesquels je n’aurais pas voulu travailler. J’ai juste plus d’affinités pour certains.

Que ressors-tu de la formation MCI ? Quel en a été le point le plus positif ?

Une grande richesse culturelle. La très large palette de cours, alliant les bases de la technique, de data, de e-marketing ou de culture web, a été des plus formatrice. Le fait que les intervenants soient tous des professionnels, voire même des pontes dans leur métier, est un atout majeur, car ces personnes sont au contact du marché en permanence et nous transmettent à la fois leur savoir et leur ressentit quant à l’évolution de leur propre métier et secteur. Cela donne une vue d’ensemble pointue, et c’est ce qui fait la force du master depuis maintenant plus de 10 ans. La formation enseigne un savoir être. De nombreux intervenants, sans se consulter, citaient les mêmes mots quant à nos futures fonctions : soyez curieux, prenez du recul, documentez-vous … Je travaille chez Tradedoubler avec des annonceurs aux problématiques marketing et commerciales pointues, des e-mailers, des keyworders, des cashbackers … Et j’apprends chaque jour à leur contact.

A-t-elle été suffisamment pratique pour toi ?

On apprend jamais mieux qu’en ayant les mains dans le cambouis ! Les 6 mois passent extrêmement vite, il est difficile de rentrer dans le détail de chaque levier marketing.

Que te manque-t-il à présent dans le concret de ton poste ?

Absolument rien ! Le master MCI m’a permis d’acquérir des bases saines en affiliation, et les 7 mois de stage chez Deezer m’ont permis d’être au contact du marché. Tradedoubler a une politique d’entreprise tournée vers l’humain, mes collègues et responsables sont disponibles à chaque instant pour répondre à mes questions et m’aider à progresser, j’ai suivi des formations …

Si c’était à refaire ?

Je n’hésiterai pas une seule seconde. Et je trouve même avoir décidé de faire la formation un peu trop tard. Il arrive depuis une ou deux années sur le marché des jeunes diplômés qui, lors de leur 5eme année d’école de commerce, ont suivi une spécialisation web. Même si nous n’avons que deux ou trois ans de différence, leur connaissance et leur culture web est déjà impressionnante. J’ai pu prendre le train à temps …

Comment te projetes-tu à 3 ans ?

J’ai déjà beaucoup à apprendre de l’affiliation. Je pense être encore dans ce secteur dans trois ans. Le web évoluant tellement rapidement, je saisirais peut être une opportunité pour créer une boite, ou en m’associant avec quelques camarades.

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