Interview de Guillaume CAPRON – Promotion 2007 / 2008 – Chef de projet Web MOA chez Malakoff-Médéric

logomalakoff.gifInterview de Guillaume CAPRON, Chef de projet Web MOA chez Malakoff-Médéric

Pouvez-vous nous décrire votre parcours universitaire / scolaire ?

Après mon bac, j’ai fait une licence de gestion à l’ESA orientée sur le domaine financier car je voulais travailler dans ce secteur. Cependant après les premiers cours de finance, j’ai compris que ça n’allait pas être ma grande passion. Les premiers cours de marketing m’ayant convaincu, je me suis orienté vers cette matière après ma licence. J’ai fait un master 1 de communication en alternance afin de m’ouvrir sur des domaines plus larges (à l’esupcom de Lille). Pendant ma licence et mon master 1, j’ai travaillé sur deux mémoires à chaque fois orientés sur la problématique web. Il était donc évident pour moi que ma dernière année de master devait être spécialisée sur le web. Cela me permettait d’obtenir la caution pédagogique qui manquait à mon CV pour justifier de ma connaissance du web ou en tout cas de mon intérêt pour le monde des TIC. Et finalement, je ne regrette pas d’avoir choisi le web plutôt que la finance en ces jours troubles…

Quelles ont été vos motivations pour intégrer ce MBA Marketing Commerce sur Internet ?

J’ai toujours été intéressé par les TIC. Dès que j’en ai eu l’occasion pendant mon parcours scolaire, j’ai travaillé sur cette problématique. J’ai souhaité terminer ma formation initiale en me spécialisant dans le web et sur son impact sur le marketing. En effet, je suis convaincu que nous n’avons découvert qu’une partie de l’iceberg et que l’association internet et marketing nous réserve encore beaucoup de surprises.

Quels sont selon vous les plus de cette formation ?

A la question « pourquoi avoir choisi ce master plutôt qu’un autre ? », je choisirai l’expérience et le professionnalisme comme éléments de réponse. L’expérience car la formation fête cette année ses 11 ans et à ma connaissance, en France, c’est la formation la plus ancienne dans ce secteur. Mais qui dit ancienne ne dit pas forcément qualitative – et c’est encore plus vrai dans le domaine du web – car une formation doit sans cesse évoluer pour rester compétitive. Grâce à son écoute du monde de l’entreprise, le programme MCI évolue chaque année restant ainsi à la pointe de ce qui se fait de mieux en matière de web. Le professionnalisme ensuite car les intervenants sont tous des professionnels qui nous enseigne le web comme ils le vivent chaque jour. Les cas pratiques sont toujours réalisés avec des problématiques réelles pour que les étudiants puissent appréhender la complexité du web appliqué au marketing.

Et les points à améliorer s’il y en a ?

Il y a toujours des points à améliorer et heureusement… Même si le leitmotiv du directeur de la promo est la démocratisation, nous abordons des concepts extrêmement précurseurs tant sur l’organisation du travail (je pense au travail collaboratif) que sur les outils de promotion. Les étudiants MCI évoluent dans une sphère très pointue d’early-adopters hyper connectés. Il faut aussi garder à l’esprit que la France est terre de disparités surtout en matière de web. Et donc que la consommation via les technologies sera très disparate entre l’île de France et la Corrèze par exemple (n’y voyez pas une critique de la Corrèze, c’est de toute la diagonale du vide dont je parle). Pour les étudiants qui veulent travailler en dehors du territoire français, c’est encore plus évident car la France est un pays modèle (pour une fois que la France est modèle, profitons-en) en Europe en matière de web.


Pouvez-vous nous dire s’il y a un professeur / intervenant qui a retenu toute votre attention pendant votre année MCI ?

Miguel Membrado (kimind.net). Il nous a fait découvrir le fonctionnement, la méthodologie et les outils de travail collaboratif. Le cours, se voulant proche des BarCamps, étaient assez innovants pour un cursus scolaire. Mais le professeur en lui-même, son expérience, son parcours professionnel m’a également marqué. Il a crée plusieurs sociétés, toutes véritablement en avance sur leur temps, en France ou à la Silicon Valley. C’est une personne qui n’hésite pas à prendre des risques pour entreprendre, créer de la valeur et des emplois. Ce profil d’entrepreneur en série est une denrée rare qu’il faut essayer de développer le plus possible.

Avez-vous eu des difficultés à trouver un stage en rapport avec votre projet professionnel ?

Des propositions de stages, en tant qu’étudiant MCI j’en ai beaucoup reçu. Cependant, il faut garder la tête froide et réussir à choisir le bon stage. Les étudiants qui sortent de MCI ont le luxe de pouvoir choisir leur stage. Ainsi je n’ai eu aucun mal à dénicher le stage qui correspondait le mieux à mon projet professionnel. Comme beaucoup c’est la société qui m’a contacté pour me proposer une mission que j’ai accepté avant que le message ne s’auto-détruise.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel depuis votre sortie ?

Très succintement : Après mon stage chez Malakoff-Médéric, j’ai eu une proposition de CDI qui collait à mes attentes. Je suis donc dans ce groupe depuis octobre 2008 comme chef de marché. Cet intitulé a peu de sens puisque je suis en réalité chef de projet web MOA. Pour résumer : j’ai pour mission de gérer et de faire évoluer le site de vente et d’adhésion en ligne de nos produits.

Quelles sont vos perspectives d’évolution professionnelle à ce jour ?

Je n’ai pas encore de poste dans le viseur au sein de ma société. Intégrer de la vente en ligne dans un institut de prévoyance est une notion assez novatrice. A terme et quand la vente en ligne sera un concept accepté par tous, il pourrait être envisageable de créer une gamme de produits réservée au web. C’est le genre de mission vers lequel je souhaiterai évoluer car lors de mes précédentes expériences professionnelles, j’ai pu m’exercer à la gestion de produit et cela m’a vraiment plu.

Le Web est-il une finalité pour vous ? En d’autres termes, pensez-vous travailler un jour dans un autre secteur que l’Internet ?

Je vois le web comme un medium pour ma part. Je ne travaille pas dans le web mais avec le web. Je ne m’imagine pas dans un poste qui n’aurait pas comme dominante le web. Le web est partout aujourd’hui donc peu m’importe le secteur du moment que mon premier outil de travail est Firefox cela me convient.

Quelles sont selon vous les perspectives d’évolution du Web pour les prochaines années ?

Cette question tombe bien à propos car vous avez certainement vu la vidéo sur les tendances du web en 2009 qui avance pas mal de piste pour les tendances à venir. Mais au-delà du web, je préfère parler du futur du webmarketing. Je fais partie de ceux qui croient au marketing conversationnel. Selon moi de nouveaux outils vont apparaître aux yeux du grand public et permettre de converser de manière plus fluide avec plus de contacts, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Il ne se passe pas une semaine sur Twitter sans qu’un de mes contacts ne pose une question à caractère consumériste. C’est à ce moment précis que l’entreprise doit être présente pour répondre aux besoins des consommateurs perdus. En France, La redoute vient récemment d’ouvrir son compte Twitter. Il y a quelques semaines, nous apprenions que Dell avait réalisé un CA d’un million de dollars grâce à Twitter en 2008.


Enfin pour terminer, si vous deviez décrire cette formation en un mot ?

Parmi les notions d’ouverture d’esprit, d’innovation, d’écoute et de soif de découverte, je choisirai simplement la notion de soif de découverte comme meilleure description pour cette formation.

Promo 2009 (Groupe 2)

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