Interview d’Eric Briones, professeur de Buzz Marketing

Suite au premier cours donné cette semaine
par Eric Briones, sur le thème du Buzz Marketing
(qui est également le titre d’un livre coécrit avec Karim Stambouli en 2002),
nous avons souhaité vous illustrer le parcours
de celui qu’il n’est plus nécessaire de présenter
comme Darkplanneur et qui exerce le
métier de directeur du planning stratégique chez Publicis EtNous.

Bonjour Eric, tout d’abord, merci d’avoir accepté de répondre à notre interview.

Quel parcours scolaire avez-vous eu ? Vos choix ont-ils été en adéquation avec votre métier actuel ?
J’ai fais une école de commerce, l’ISG pour ne pas la nommer. Je me suis orienté plus vers l’international. J’ai notamment été en Asie et aux USA dans le cadre de mon cursus. Tout de suite après, j’ai fais le troisième cycle INSI. Cette formation était plus axée BtoB à 80% que ne l’est l’actuel troisième cycle MCI.

Quel métier exercez-vous aujourd’hui ? Pouvez-vous nous expliquer en détail quelles en sont les responsabilités associées ?
Aujourd’hui, j’occupe un métier qui est très rare, puisqu’on est seulement une centaine en France : je suis directeur du planning stratégique de Publicis EtNous, l’agence leader en France du luxe, de la mode et des cosmétiques. Planneur stratégique, c’est un métier bicéphale. En effet, il y a une grande partie créative, c’est-à-dire qu’on trouve le positionnement, l’idée qui va développer la créativité de nos directeurs artistiques. C’est l’idée maîtresse d’une campagne. Notre réflexion fixe les racines du projet. Pour être plus clair, c’est à la suite de notre brief, de nos idées que les créatifs travaillent par la suite sur la campagne. La seconde partie est celle de conteur du monde. Dans le sens où on doit renifler les tendances, sentir les tendances actuelles et futures, raconter le monde pour les rendre pertinentes par rapport aux problématiques de nos clients.

Vous qui travaillez également sur des problématiques Internet et qui êtes un bloggeur renommé, on ne cite plus votre blog DarkPlanneur.com, comment voyez-vous l’avenir de l’ebusiness?
Dans le domaine du luxe, c’est la grande révolution 2007. Les marques de luxe ont atteint une maturité, dans le sens où l’e-business est devenu une matière stratégique. A tel point qu’il y a une révolution dans les métiers de la communication, aujourd’hui il y a un transfert qu’on ressent très fort des budgets du off line vers le online.
L’avenir de l’e-business est florissant sur Internet. Surtout pour les marques de luxe, c’est ce que nous disent toutes les données et études. Et d’ailleurs, Publicis a prit la révolution a bras le corps en rachetant une web agency qui s’appelle Advence. Nous nous dotons donc d’un savoir-faire tout au moins créatif en matière d’Internet pour répondre à la problématique de nos clients. Les budgets étant de plus en plus sur Internet, il était essentiel dans une logique de pur business d’accompagner nos clients.

Si vous deviez donner un conseil aux étudiants de MCI afin qu’ils réussissent leur carrière dans le domaine de l’ebusiness quel serait-il ?
Et bien de créer un blog, avec pragmatisme bien sûr. Dans l’e-business, enfin plutôt l’e-marketing et l’e-communication, il est important de faire passer une idée. Et pour réussir aujourd’hui dans le domaine des affaires, il est essentiel d’être unique. C’est une phrase que je combats au quotidien, c’est que personne n’est irremplaçable, au contraire, il faut lutter contre cet adage. Il faut donc créer sa marque personnelle, votre marque qui sera votre alliée pour trouver des jobs fabuleux demain et pour progresser. Et le premier média pour développer sa marque personnelle, pour moi c’est le blog. C’est un petit peu une page de publicité, un 4 x 3 qui vous est offert, proposé. Par contre, il ne faut pas créer un blog égotiste pour raconter ses problèmes du quotidien, mais pour montrer sa désirabilité.
Mon deuxième conseil, c’est d’être de plus en plus curieux, vous ouvrir à d’autres références, être connectés sur le monde et développer une vraie culture générale contemporaine Aujourd’hui, comparé à des grandes écoles, MCI est une formation challenger, par rapport au monde de la communication, par rapport à des grandes institutions comme le CELSA ou HEC, vous êtes des challengers sur le marché du travail et en temps que tels vous vous devez d’être plus fort que les autres, plus forts que les autres candidats.

Nous vous remercions Eric pour le temps que vous nous avez accordé et à très bientôt à Léonard de Vinci !
Janny-Claire Beberian et Jessica Gauzi

1 Comment

  1. Il me semble que le CELSA et HEC n’ont rien à voir avec le MCI.
    Ces deux formations ne sont en rien spécialisées dans le marketing web, et MCI n’est donc en aucun cas un "challenger" de ces écoles.
    Si les grandes écoles proposaient des formations spécialisées, peut-être, mais les spécialisations sont aujourd’hui plus en "e-business" au sens plus technique/logiciel/ ERP/progiciels intégrés/etc, que sur le marketing web à proprement parler.
    C’est un peu comme dire qu’une école de commerce est challenger d’une école d’ingénieur…