Interview d’Henri Labarre

Interview de Henri Labarre, Manager chez Ernst and Young

Bonjour Henri. Peux tu te présenter ?

Bonjour je m’appelle Henri Labarre, j’ai une formation d’ingénieur INSA complétée par une école de commerce (EM LYON). Je travaille depuis maintenant 7 ans pour Ernst & Young dans la practice conseil et plus particulièrement dans l’équipe dédiée aux entreprises innovantes dans les domaines high tech.

Peux tu nous parler du poste que tu occupes à Ernst & Young ? En quoi cela consiste ? Quelles sont les exigences de la profession ?

Je suis actuellement manager chez Ernst & Young, mon job au quotidien est d’accompagner des entrepreneurs qui créent des entreprises dans l’univers high tech (microélectronique, optique, logiciel, multimedia…). Ce que nous leur proposons c’est de les aider à définir leur positionnement sur le marché et de définir une stratégie d’accès à ce marché. Ces prestations passent par des études de marché, des business plan…

Depuis bientôt deux ans maintenant, tu es très actif sur la blogosphère. Peux tu nous expliquer pourquoi tu y es venu ? Quelle était ta démarche ?

Le blog est un très bon moyen de networking. Avec 2803 j’ai pu rencontrer beaucoup d’entrepreneurs qui ont tous quelque chose à m’apporter. A l’origine je ne pensais pas arriver au point où le blog en est car au début l’idée était de partager mes points de vue sur l’internet 2.0 que je découvrais en même temps que beaucoup de monde. Maintenant les sujets traités sont un peu plus larges puisque je traite aussi bien du phénomène blog, d’apple ou de google tout en conservant l’analyse des services du web 2.0 que je trouve uniquement utiles et pertinents.

Le Web 2.0 et le marketing viral sont des domaines qui te tiennent particulièrement à cœur ? D’où vient cet intérêt ?

Je pense que les différents sites e-commerce ont énormément à apprendre avec les nouveaux outils issus du web 2.0, imaginez ce que pourrait être le site de la SNCF avec des interfaces riches et ne nécessitant pas de rafraîchir constamment la page…

Pour le marketing viral je trouve qu’Internet est un superbe champ d’action pour la viralité des messages qu’ils soient publicitaires ou non. Ce qui est vraiment intéressant dans le marketing viral c’est que quand il est fait avec intelligence cela peut être un véritable succès, et à l’inverse quand c’est mal fait les messages ne sont pas véhiculés par les internautes (c’est un vrai filtre humain).

Tu fais partie de la génération qui a connu l’avant et l’après bulle. Quel est ton sentiment aujourd’hui sur le Web 2.0 et son impact dans la net-économie et dans les autres aspects de la vie professionnelle ?

Pour moi parler de la bulle 2.0 relève uniquement du marketing, permet de faire des articles et de vendre du papier.

Aujourd’hui les investissements financiers dans les start up 2.0 n’ont rien à voir avec ceux du début des années 2000, le risque est donc moindre pour les investisseurs. De plus le paysage internet n’est plus le même, rien qu’en France le nombre d’internautes est très important avec un taux d’équipement en ADSL de 11 millions (ce qui place la France en première position en Europe).

Les français achètent sur internet plus facilement qu’avant, ils n’ont plus peur. Au regard de ces différents points je ne pense pas que l’on vive une nouvelle bulle spéculative.

Tu es récemment intervenu à la rencontre des 1000 de l’Ouest. Peux tu nous en parler ?

Je suis en effet intervenu pour parler des aspects du marketing viral sur Internet (les slides sont d’ailleurs en ligne sur mon blog). L’objectif de cette intervention était de présenter l’intérêt de l’utilisation d’Internet comme vecteur de communication et surtout d’apporter des éléments factuels sur le sujet. Je pense que le message est bien passé, du moins je l’espère !

Pour finir quels conseils donnerais-tu aux étudiants de la promo MCI 2007 ?

Soyez innovants et créatifs tout en ayant avec une dose d’inconscience.

Merci d’avoir répondu à mes questions.

Propos recueillis par Raphaël Pyrame

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