Le micro financement au service des Start-ups – l’idéal en temps de crise

Malgré la crise et le manque de confiance dans les banques pour placer comme pour emprunter de l’argent, il y a des opportunités à saisir. Avec la loi sur l’auto entreprise et le succès des sites de micro financement, tout le monde s’aligne pour encourager l’entreprenariat.

Faut-il attendre la fin de la crise pour entreprendre ?

Ce n’est pas parce que l’économie est en crise que personne ne veut investir et qu’il n’y a pas de start-ups à lancer.
Je cite qu’Olivier Ezratty, George Nahon (Orange Labs) et Marc Dangeard (entrepreneurs.com) considèrent que c’est une période propice à l’innovation* et cette affirmation a encore récemment été confirmée par Pierre Kosciusko-Morizet (PDG de PriceMinister) dans un article paru dans 01net.com le 12/01/2009.

P. KM : « Il s’agit d’un excellent moment pour se lancer dans la création d’entreprise pour bien des raisons. D’abord parce que la concurrence est beaucoup moins rude. Les gens osent moins se lancer et cela laisse plus de place pour ceux qui tentent l’aventure. Ensuite, parce que le secteur d’Internet sera très épargné par la crise et que le marché de la publicité en ligne va continuer à croître, même si c’est moins rapidement. ».

Alors si la crise touche moins Internet, il n’en reste pas moins que seule l’innovation ne suffit pas, et qu’une start-up ne peut survivre que si son offre répond à une demande sur un marché.

La création d’entreprise en France promet

En France, la création d’entreprise est effectivement au ralentit mais les derniers sondages indiquent que depuis 2006 les français sont de plus en plus nombreux à vouloir entreprendre (34% en décembre en 2008), et les chiffres de l’étude ifop (de Janvier 2009) indiquent que certains chiffres rappellent ceux de fin 2001. Malheureusement, la complexité juridique dissuade l’entreprenariat. A cela, s’ajoute le manque de confiance dans les banques et du marché en général qui décourage les investisseurs comme les entrepreneurs. Les efforts du gouvernement ne sont pas suffisants pour lancer cette dynamique : ni les 40 milliards d’euros dépensés par celui-ci pour encourager les prêts pendant la crise, ni la loi TEPA pour encourager les investissement. Par contre, la loi sur l’auto entrepreneur (en vigueur depuis le 1er janvier 2009) qui je le rappelle permet à tout particulier d’avoir une activité rémunératrice légale, pourrait dynamiser la création d’entreprise ; 40 000 personnes se sont inscrites sur le site pour bénéficier de ce nouveau statut. La dynamique pourrait alors s’amplifier ces deux prochaines années et ce malgré la crise si ces auto entrepreneurs agrandissent leur activité.

Le micro financement une solution idéale

Comme le disait Daniel Laury (LSFnetwork.com) lors de la conférence*, il est important de donner les opportunités d’investir à ceux qui ne savent pas où placer leur argent et donner des opportunités de financement à ceux qui veulent innover. C’est ainsi que les Business Angels ont bâtit leur notoriété. En Europe, nous avons EBAN (European Business Angel Network), FranceAngels et parisbusinessangels.com pour la France. Le micro financement répond aussi bien aux besoins des entrepreneurs que celui des investisseurs. Il consiste à fournir des services de financement pour des PME ou TPE sous forme de petits prêts et peut être ainsi apporté par des petits capitaux de particuliers ou autres PME. Comparé aux US, en France ce système est peu développé mais voici quelques sites intéressants :

En France

J’ai récemment découvert CapAngel, un site français qui a ouvert le 15 janvier 2009. C’est un réseau social pour les projets de start-ups. La plateforme permet de présenter son projet et d’inviter ses contacts personnels et professionnels à investir dans le projet. Le paiement des titres s’effectue par carte bancaire et les fonds sont consignés par un cabinet d’avocats partenaire jusqu’à la fin de l’investissement. Au terme de celle-ci, les fonds sont transférés vers le compte de capital de votre entreprise. Le site prend une commission sur la transaction à la fin de l’emprunt. Tous les documents administratifs nécessaires sont pré remplis et il ne reste ensuite plus qu’à compléter et les envoyer.

CapAngels

Aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, lendingclub.com, fonctionne très bien. Sur le modèle de prêts entre particuliers : « plus de 20 000 prêteurs, plus de 60 000 emprunteurs et le site gère environ 21 millions de dollars pour un rendement de 10 à 12% par an. ». Depuis le 1er janvier 2009, le site a généré 178 prêts pour un montant de $1,555,175.

Lending.com

Le site funded.com, est un site très intéressant fondé sur le modèle de vote et de satisfaction des clients mais appliqué aux start-ups. C’est un entrepreneur de la Silicon Valley qui a créé ce site où les dirigeants de start-ups du monde entier peuvent noter les investisseurs. Bien que les réseaux de Business Angels et investisseurs reconnaissent que cela forcerait les investisseurs à adopter un comportement plus étique « éthique », ils dénoncent toutefois le manque d’objectivité des commentaires.

Le micro financement à but non lucratif

Parmi les modèles à but non lucratif, je retiendrais 2 acteurs :

Marc Dangeard

Le français, Marc Dangeard qui s’est installé dans la Silicon Valley pour lancer son site entrepreneurcommons.org. Le site aide les entrepreneurs à trouver des investisseurs pour leurs entreprises et aide les investisseurs à trouver des start-ups dans lesquels investir. Par contre, les transactions ne se font pas sur le site.

Et enfin, je reviens sur l’organisme Kiva (voir l’article d’octobre 2008) dont le Président fondateur était également présent à la conférence*, et expliquait que de plus en plus de particuliers et d’entreprises participaient à aider les petits entrepreneurs des pays pauvres en leur apportant des capitaux. Matt Flannery a indiqué que le site traite environ 1 M$ de prêts tous les 10 jours.

Bilan, si vous avez un projet de start ups, c’est le moment de profiter des nouveaux statuts d’auto entrepreneurs et concernant les levées de fonds, pensez au micro financement qui à un avenir très prometteur et sa promotion est encore à développer en France. A bon entendeur !

*(propos : lors de la conférence « Soirée Silicon Valley » du 20 Novembre 2008 organisé par le G9+, aux jardins de l’innovation)

Rhékel Chatain – Promo 2009 Full Time

3 Comments

  1. Thérèse

    je viens de la Côte d’ivoire, un pays d’Afrique de l’Ouest. Je me suis lancée dans des petites opérations économiques (lavage auto, élagage). j’emploie 12 personnes, mais par manque de moyens, je ne peux as agrandir mes activités. Je voudrais m’acheter une tronçonneuse qui côute 1500 EURO, 2 aspirateurs à 300 Euro et 1 nouvelle pompe d’immertion à 300 euro pour le puis qui me permet de laver les véhicules. Je compte vraiment sur vous pour m’aider à relancer cette affaire.
    j’attends avec impatience les conditions d’insciption. Que Dieu vous bénésse.

  2. le micro financement est une solution idéale

  3. Article très intéressant que je découvre tardivement…
    Nous avons choisi la voie du “microinvestissement” participatif pour financer les startups à fort impact sociétal.
    Je vous invite à faire un tour sur notre plateforme: http://www.wiseed.fr