Les 8 Postures De La Start up

Selon une récente étude de l’OCDE datée du mois d’avril 2012, la France se hisse en tête des pays créateurs d’entreprises. Ce phénomène, on le doit bien entendu à l’apport et au levier que représente Internet et ses nouveaux usages. Mais pour autant, être entrepreneur et monter sa start-up nécessite d’adopter un certain état d’esprit au risque de devoir bousculer quelques idées reçues…



Voici donc les huit points clés qui caractérisent nos jeunes entrepreneurs :

1. Adopter une culture de l’innovation

On a longtemps confondu innovation et invention. A elle seule la rupture technologique ne peut constituer une innovation si elle ne répond pas à de nouveaux besoins et à de nouveaux usages. Elle peut être aussi fonction d’un marché ou d’un nouveau positionnement marketing par exemple. 
“Les jeunes entrepreneurs ont bien compris que penser nouveaux usages et besoins consommateurs sont tout autant créateurs de valeur.” Dixit Christophe Rebours (CEO de IN PROCESS)

2.Fonctionner en mode itératif 



Autre point commun aux jeunes entrepreneurs, la formidable capacité à tirer partie de l’imprévu : tester, développer et tester encore. Les conditions sont celles d’un apprentissage continu. Se tromper vite et apprendre de ses erreurs est en tous les cas un principe admis. Monter sa start-up « c’est un peu être un rat de laboratoire, on se cogne plusieurs fois et on finit par trouver la faille » insiste Kevin Strasburger, jeune créateur et associé de la marque Ben & Facto, un tout nouveau concept store de vente en ligne de vêtements et accessoires pour hommes et femmes. 



3.Donner du sens à son projet



La réussite économique est certes primordiale, encore faut-il donner du sens à son projet. Dans l’esprit de l’entrepreneur, c’est un concept qui va « changer le monde ».  Acheter prend alors une autre dimension chargée de sens voire de valeurs.
 C’est le crédo de K.S. : en achetant des produits sur le site de Ben & Facto, 10% du montant de sa commande sont réinvestis dans une micro entreprise que le client aura lui même choisie. 
Cette posture possède deux autres avantages. Elle permet de créer de l’émulation au sein des membres de l’équipe mais aussi  de fédérer une communauté de leaders d’opinions qui vont relayer positivement cette initiative. 



4.Jouer la carte du Story-telling


Une « best practice » consiste à lancer son blog avant même la création de la société. « Raconter que l’on va faire quelque chose de génial » rétorque Quentin Fechter, un des co-fondateurs de la marque de jus de fruits Borderline. Partager son projet dès sa genèse auprès de son cercle de proches permet de se constituer une communauté qui s’élargira avec le temps et les publications.


Raconter son projet en amont, cela a un effet positif aussi sur les partenaires.  « Les investisseurs sont allés sur la web TV et le blog ». Il en est de même pour les fournisseurs qui vont voir que le projet prend forme.

 Le blog permet de dépasser le stade de l’idée et de légitimer l’aventure commune des « start-uppers ». Même son de cloche chez Mondéfilé.com, jeune start-up qui a lancé son blog 3 mois avant l’ouverture du site. 

Expliquer, le pourquoi,  le comment, la démarche et les différentes étapes de la création de son activité sont des thèmes qui vont nécessairement trouver leur public. 
« En plus c’est bon pour le référencement naturel » rajoute-t-il !



Cette dynamique peut être également amplifiée par : 


-La création d’une page Fans Facebook avec la time line qui retrace le parcours des jeunes entrepreneurs 


-La production de contenus vidéo relayés sur YouTube

-L’animation d’un compte Twitter 


Produire du contenu est donc un levier de notoriété.



5.Constituer son équipe



Des profils entrepreneurs, oui mais pas que. Créer une entreprise n’est pas incompatible avec « la bande de copains ». L’essentiel est d’avoir un dénominateur commun.  Le tout repose sur la volonté de travailler ensemble, le désir de vivre une aventure commune avec ce que cela implique et d’avoir la même compréhension du projet. C’est là que le terme aventure prend tout son sens…



6.Se créer des opportunités



Il s’agit d’être ouvert sur l’extérieur et de multiplier les opportunités de rencontre afin de partager son projet. Ne pas hésiter à s’associer ou nouer des partenariats avec d’autres start-up pour bénéficier de complémentarités et de synergies. 
De même, fréquenter les structures telles que les incubateurs peut s’avérer être un soutien précieux.



7.Être agile



C’est aller vite et prendre le contre-pied des grosses structures.
« Bouger vite, aller vite » selon K.S. est une des clés de la réussite. Il s’agit de privilégier le pragmatisme dans l’exécution dés le départ. Les décisions prises doivent avoir un impact sur la valeur ajoutée.



8.Maîtriser l’art du pitch 



Être capable de présenter son projet de façon claire et synthétique relève de la capacité à prendre du recul par rapport à ce dernier. Que l’on soit concerné de près ou de loin, un concept doit être compris immédiatement par tous et même de la part des non spécialistes. D’autant que les nombreuses sessions existantes ont la particularité d’avoir une durée qui n’excèdent souvent pas les 10minutes !
 Les pitchs de projets du « Carrefour des possibles » qui ont eu lieu au CENTQUATRE dans le cadre du Futur en Seine du 16 juin dernier étaient de 6 minutes. Les pitchs des rendez-vous « StartIn Paris » exigent de présenter les projets en 5mn seulement.

 Il ne faut donc pas se noyer et perdre son auditoire dans les détails. 
Expliquer son projet en une phrase est un très bon test ! 



Article rédigé par Xavier PIERENS (@xavier_pierens) et Fabien FOURNILLON (@FFournillon)

Pour en savoir plus sur les incubateurs de start-up :

Le blog création d’entreprise de  Guilhem Bertholet

Paris Pionnières 

Les incubateurs à Paris

l’Union des Couveuses d’Entreprises

Association RETIS

OSEO

 

 

 

 

 

 

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