TBi … Or not to be.

C’était l’attraction majeure du récent salon EDUCATEC-EDUCATICE, fin novembre à la Porte de Versailles à Paris, principale manifestation regroupant les professionnels de l’éducation et des technologies au service de la pédagogie (éditeurs, didacticiens, constructeurs…).

Educatec

Ce nouveau matériel de communication électronique permet, non seulement de se libérer de la souris et du clavier, mais surtout de parfaitement capter l’attention de la classe, tout en conservant la “mémoire” du cours.

C’est un simple tableau, mais il pourrait révolutionner la façon d’apprendre … et d’enseigner.

Voici le TBI ou Tableau Blanc Intéractif.

TBi

Le TBI, encore appelé TPI (Tableau Pédagogique Intéractif) ouTNI (Tableau Numérique Intéractif), est l’alliance de 3 équipements :

  • Un PC
  • Un vidéoprojecteur
  • Une surface de projection

Schéma TBI Receiver TBI Stylet TBi(source eBeam)

  • Principe :

Une surface active ou “tactile” est créée, soit grâce à un récepteur fixé sur un d’un tableau blanc classique (ou un mur, un panneau plat …), soit directement sur un tableau lui-même actif. Quand on touche cette surface, grâce à un stylet spécial (voire le doigt), on vient piloter l’ordinateur, qui affiche le résultat en retour et enregistre ce qui est fait (dessins, notes, …).

Les applications dans le domaine scolaire sont très nombreuses, avec des prix en baisse et des solutions pour tous les besoins : tous les logiciels pédagogiques ou bureautiques fonctionnent aussi bien sur un ordinateur que sur le tableau numérique : traitements de texte, tableurs, logiciels de lecture, de mathématiques, de dessin, cartes de géographie, etc…

La navigation sur Internet, la projection d’une vidéo, d’un cédérom, bref toutes les possibilités offertes par l’informatique sont bien entendu envisageables. Le tableau numérique permet de rendre collectif le travail sur ordinateur qui restait jusqu’ici essentiellement individuel.

Attention toutefois à ne pas utiliser le TBI que comme simple surface de projection, en n’exploitant pas les possibilités d’interactivité qu’offre cet outil. Inversement, un cours truffé à l’excès de documents ou supports intéractifs devient vite “gadget”.

  • Perspectives :

Il faut remonter à 2004 pour voir la mise en oeuvre d’un premier plan de test et d’équipement (opération “PrimTICE” du Ministère, avec la société GTCO Calcomp, dans 4 écoles de l’Ariège et de la Lozère).

L’arrivée de nouveaux constructeurs (Hitachi, Promethean, Smart et Polyvision). Il y avait environ 2 500 TBI en primaire à fin 2007, grâce au relai des collectivités territoriales, ainsi qu’un regain d’intérêt dans le secondaire (collèges et lycées). Les estimations font état de 14 000 TBI prévus en France à fin 2008.

Répartition TBI

Nous sommes cependant encore très loin des plans de déploiement du Mexique, de l’Espagne ou du Royaume-Uni (plan pour l’école de 5 ans annoncé en 2004, et prévoyant l’installation de tableaux interactifs à raison de 10 000 salles de classe par an).

Gageons que la France saura rattraper son retard relatif en la matière, comme elle a su le faire dans des domaines connexes comme la téléphonie mobile ou l’usage massif de l’Internet.

Ses points forts : informatisation croissante des classes (salles informatiques ou multimédia, classes mobiles, TP en ExAO…)
Ses freins : utilisation inégale, par les enseignants, des moyens numériques

Les meilleurs accélérateurs de ces nouvelles technologies dans l’enseignement pourraient bien être … les élèves eux-mêmes !

Liens :

Billet publié par Yves PHILIPPE – Promo MCI Part Time 2008

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