Une analyse SocioloGeek à la disposition de tous.

Depuis le mois d’octobre 2008, SocioGeek permet, sous la forme d’un jeu en feuillets, de recueillir des données sociologiques quant à l’utilisation des réseaux sociaux par les internautes français.

Les premiers résultats sont tombés en décembre après un succès “populaire” inattendu par ses créateurs. En effet, 11000 internautes ont répondu à l’enquête-jeu sur leur pratique sociale d’Internet.
Sociogeek Les résultats sont cependant à analyser avec prudence; bien que raisonnable, l’échantillon étudié contient 7580 sujets de 28 ans de moyenne d’age dont près de 3/4 d’hommes, ce qui ne reflètent finalement pas la population française. De plus, il s’agit d’un questionnaire; bien qu’anonyme, il repose sur les réponses qu’ont bien voulu fournir les Internautes et non pas forcément sur les faits réels.

Voyons tout de même ce qui ressort de cette admirable initiative web 2.0lire la suite

A la vue de l’utilisation d’Internet que font les sujets étudiés, on peut se dire que l’enquête porte bien son nom : 96,16% des sondés vont plusieurs fois par jour sur Internet. Le public d’une telle enquête est bien entendu l’internaute averti, curieux des nouveautés virales : un internaute 2.0 !
Internet est partout mais cela n’est démographiquement pas le cas des Catégories Socio-Professionnelles supérieures, qui représentent pourtant 57% des sondés.
Les résultats obtenus ne pourront donc pas refléter la réalité socio-démographique de la France.

L’enquête n’en est pas moins intéressante et innovante par son mode d’approche “socio” de la génération “geek”.

Plutôt que de paraphraser l’analyse plus ou moins pointue des résultats (que vous retrouverez ici), j’ai moi même participé à ce sondage afin de me faire une idée sur les questions posées.

Jusqu’où vous montrez-vous ?

Une série de 4 fois 20 images, sur 20 thèmes différents (famille, sexe, religion, maladie, supporters, voyage, …) sont à sélectionner en fonction du degré d’exposition tolérée si nous étions les sujets des dites-images.
Cette étape mesure le degré de pudeur des internautes qui s’est établit, sur une note de 1 à 4, à 2,07. L’analyse est même affinée en fonction des réseaux. On constate par ces chiffres que LinkedIn est le réseau le moins exhibitionniste (avec 1,97) contre Dailymotion (avec 2,14).
Ce sont les jeunes hommes les moins diplômés qui s’exposent le plus sur les réseaux (jusqu’à 2,20/4 de moyenne).

L’étude montre qu’il n’est pas nécessaire d’être un féru de web 2.0 pour s’exposer d’avantage, en revanche, s’exposer d’avantage semble agrandir le capital réseau de l’Internaute.

Comment choisit-on ses “amis” ?

Cette question toute bête est décortiquée méthodiquement, toujours sous la forme d’un jeu où nous devons choisir 3 nouveaux amis en fonction de critères sélectionnés par nos soins.
Ainsi, le profil du nouvel “ami” s’affichera par étape, selon nos désirs et nos affinités.
Les résultats de ce petit jeu d’ajout d’ami sont saisissants, malgré la barrière de la photo, l’enquête révèle que la préférence ira presque systématiquement vers un ami à fort “capital” (économique, culturel ou réseau), et inversement, les profils à “faible capital” seront “rejetés” ou choisis en dernier.
Il est également montré que les amis virtuels ne sont généralement que le reflets des amis réels, comme le montre ce graphique.Sociogeek - réseaux

Mon SocioGeek

Après avoir répondu à l’enquête, il est ressorti que mon Web Appeal est de 18%, mon niveau d’exposition est de 41%, je suis donc plutôt discret et mon niveau de préférence relationnelle est de 43%, je suis donc plutôt casanier.

Youpi, je vais vite mettre tout ça sur mon profil Facebook ! Aurai-je gagné un point d’indiscrétion ?!

Billet Posté par Clément S. MBA Part Time.

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