WordPress Academy part3 : publication de contenu et référencement naturel (SEO)

Bonjour à tous et bienvenue à la WordPress Academy !

Chers étudiants MCI, cette série de billets s’adresse particulièrement à vous. Vincent Tessier et Thierry Pires (promotion 2010/2011 – part-time), actuellement en phase de rédaction de leurs thèses professionnelles, souhaitent partager avec vous leurs expériences en matière de création et gestion de blog. Cette Part3 sera consacrée à la publication de contenu et au SEO, ces deux sujets étant intimement liés nous allons le voir.

Ces conseils se basent sur notre expérience de rédaction sur ce blog MBA MCI, sur nos blogs respectifs et bien sûr sur les cours de notre MBA. Pour ma part (Vincent), j’ai fait l’acquisition du livre Bien rédiger pour le web : Stratégie de contenu pour améliorer son référencement naturel d’Isabelle Canivet mais n’ai pas encore pris le temps de le lire, ce billet sera sûrement updaté après sa lecture.

 1/ La rédaction

On peut distinguer 3 types de billets :

  • Le billet d’actualité :  vous voyez une news qui vous paraît importante et vous vous en faites l’écho, votre valeur ajoutée pourra être tout simplement dans sa traduction française, si votre veille est en anglais par exemple.
  •  Le billet “article” : vous avez envie de traiter d’un sujet particulier, avez vu passer plusieurs news pertinentes et souhaitez leur donner une cohérence et y apporter votre avis.
  • Le billet de fond : vous avez un thème général ou particulier à traiter et vous rédigez un long billet faisant la part belle au texte et présentant une belle liste de sources en base de page. Cela peut être vos articles de thèses par exemple !

Tout d’abord, posez-vous la question de savoir sur quoi allez-vous publier?

Soit vous avez déjà vos sujets de prédilection ainsi que vos sources soit vous avez besoin d’un coup de pouce. Je vous invite à vous créer des comptes Youtube, Vimeo et Dailymotion. Me concernant, les différentes sources auprès desquelles je m’informe sont dispersées sur ces 3 plateformes. Je vous conseille de vous abonner aux “chaînes”de vos concurrents ou de vos sites de références et de recevoir un résumé de toutes les vidéos de vos abonnements une fois par semaine. D’une part, cela vous donnera des idées de billets, d’informations à commenter et d’autre part, vous aurez ainsi la matière vidéo pour agrémenter votre billet.

“A force de publier, je deviens accro au embeded” me suis-je surpris à blaguer avec Thierry. Il est clair que quand vous passez de lecteur à rédacteur, vous avez envie d’enrichir vos billets, par de la vidéo, des présentations ou tout autre chose pertinente. C’est pourquoi mon regard sur les nouveaux projets ou outils web a changé dans le sens où je regarde automatiquement si l’outil proposé est facilement appropriable pour les bloggeurs. L’exemple typique est la vidéo, on a vu émerger depuis quelques années et de manière systématique sur les players vidéos le mot “embed”. Avant de publier, j’avais une vague notion ou pas de son utilité, le code devient visible au grand public me disais-je. La démocratisation des outils de publications permet aux internautes de manipuler du code HTML sans même savoir coder ou en connaître les détails, comme on lit parfois, la technologie devient invisible et sans intérêt pour les jeunes générations.

De l’importance des meta :

Il faut prendre le pli, rédiger c’est bien mais dans la rédaction de votre billet, vous devrez passer 10 à 20% du temps à peaufiner les metadonnées, c’est-à-dire ajouter des informations qui :

  • aideront votre billet à être facilement et rapidement visible par les moteurs de recherche: titre de l’article, metadonnées, balises, tags de photos et de vidéos
  • aideront les lecteurs à trouver votre article dans leur navigation sur votre site : bien catégoriser votre article, mettre les bons mots clés, produire l’image de une ou d’extrait sur la home page si votre thème le prévoit

Sur la question du titre des articles, vous deviendrez vite des publicitaires en puissance, pire qu’un tweet, il faut dire de quoi votre billet parle tout en donnant envie de le lire (de cliquer en somme). La tension va vite se faire en vous au fur et à mesure de la rédaction, vous allez vous mettre à écrire pour Google comme on dit, c’est-à-dire à placer des mots clés non pas pour leur pertinence mais pour faire plaisir à Google. Pour mesurer la densité, c’est à dire le nombre de fois qu’est mentionné un mot dans votre article, je vous recommande un outil très complet : http://www.seoquake.com/ qui propose une toolbar ou un plugin chrome qui vous permet de sortir des statistiques diverses sur une page de votre blog, exemple sur le densité de mots d’un article publié sur la régie Inmobi :

Ces points seront traités également ci-dessous dans le paragraphe 2.2 spécifique aux metadonnées.

2/ SEO (search engine optimisation) :

Cette section nous apparaît vraiment indispensable dès les premières parties de notre WordPress Academy car il est préférable de penser SEO en amont de votre stratégie de site/blog plutôt que lorsque votre site est complétement déployé. L’effort dans ce deuxième cas de figure est nettement plus important.

2.1/ Sitemap.xml, .htaccess et robots.txt (tous gérables grâce aux plugins)

Ces trois fichiers sont fondamentaux pour un bon référencement dans les moteurs de recherche! Nous les gérons directement avec les plugins suivant:

iRobots.txt SEO : permet de gérer votre fichier robots.txt directement dans WordPress, afin de dire au robot de Google ce qu’il peut, doit ou ne doit pas indexer, entre autres. Il recense notamment le chemin du fichier sitemap.xml. Cliquez sur ‘load default options’ et votre robots.txt est en place. Nous suggérons de rajouter dans ‘Views Robots.txt le chemin vers le sitemap, à savoir

http://monsite.fr/sitemap.xml

Nous avons eu une grande surprise au lancement de nos blogs, au delà des articles que nous avions rédigés, nous nous sommes rendus compte que Google voyait beaucoup d’autres pages ! Et oui, chaque mot-clé ajouté au fil de l’eau sur chacun de vos articles crée en fait une page d’archive visible par Google et également accessible par les internautes sur votre blog. Vous avez deux possibilités, soit renseigner une balise titre et une meta-description pour chaque page d’archive des mots-clés, soit exclure totalement ces pages de l’indexation de Google. Cela peut être fait facilement avec le fichier ROBOT.TXT, pièce maitresse placée à la racine de votre blog ou d’un dossier dans votre FTP. c’est le fameux Nofollow.

Il faut dans ce cas ajouter, dans le cas ou vos pages de mots clé aient le mot tag dans leurs URLs (ou suivre le point 2.2 ci-après):

User-agent: *
Disallow: /tag/
Disallow: /?s=

Google XML Sitemaps : génère votre fichier sitemap.xml, à soumettre notamment sur le site Google webmaster tools, indispensable. Voir ce site pour plus d’explications sur le sitemap.

Htaccess control : Ce fichier est essentiel, Wikipedia nous dit qu’il sert a modifier les droits d’accès au site ou à un répertoire particulier, à créer des redirections (les fameuses), à paramétrer les pages d’erreurs…Nous n’allons pas voir ici tous ces paramétrages, je vous propose uniquement de créer le fichier afin de passer en PHP5, que certains plugins requièrent. Vérifiez si WordPress à créer ce fichier lors de son installation, si ce n’est pas le cas faites-le, s’il est déjà présent ajouter uniquement le code (ce code est pour un hébergement chez OVH, il peut différer selon votre hébergeur) :

  • Ouvrez Notepad++
  • Copiez et collez cette ligne de code dans le fichier : SetEnv PHP_VER 5_TEST
  • Glissez-le à la racine de votre site, dans le fichier WWW
  • Faites bien attention à son extension cela doit être .htaccess, htaccess étant le nom de l’extension

Le mien ressemble à cela :

SetEnv PHP_VER 5_TEST

# BEGIN WordPress
<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteEngine On
RewriteBase /
RewriteRule ^index\.php$ – [L] RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-d
RewriteRule . /index.php [L] ;/IfModule;

# END WordPress

2.2/ Les métasdonnées

Une fois votre billet rédigé dans WordPress, il faut renseigner comme indiqué ci-dessus les méta-données. Celles-ci doivent être uniques par page, c’est-à-dire un titre unique et une description unique. Si comme nous vous avez installé le plugin All in One SEO Pack, il suffit d’y renseigner ces éléments tout en bas de votre brouillon. Le plugin indique le nombre de caractères pour être optimum : 60 (normalement 67) pour le titre et 160 pour la description. Si ces champs ne sont pas renseignés, vous risquez le vilain duplicate content et surtout, vous perdrez l’occasion de marketer votre page avec une accroche ‘vendeuse’.

De nombreux blogs mettent à disposition un tag cloud (nuage de mots-clés) qui permet d’afficher tous les billets en relation avec un mot-clé associé. Notre bienveillant maître vénéré du SEO, Yann Lemort, nous a alerté sur le ‘duplicate content’. Tapez sur google la commande site:nomdusite.com et vous obtiendrez la liste des pages indexées par Google et en un clin d’oeil vous verrez si vos titres et descriptions sont identiques ou non. C’est généralement le cas des pages tagcloud car WordPress est déficient à ce niveau-là. Alors, que faire? Suivre nos instructions ci-dessous (ou revoir la commande dans le robots.txt ci-dessus ;-) ) :

- Tous vos mots-clés doivent être nommés et décrits dans la section ‘Mots-clés’. Il en va de même pour toutes vos catégories. Car si vous disposez d’une navigation avec un fil d’Ariane, chaque catégorie ou sous-catégorie doit être indéxée avec ces informations. Dans la partie description, le nombre optimum de caractères est 160;
- Ensuite il faut se rendre dans l’éditeur de votre thème (via Apparences/Editeur), et choisir la page header.php à éditer.
- Placer ce bout de code en dessous de la balise fermée </title>

<meta charset=”<?php bloginfo(‘charset’); ?>” />
<?php if ( is_tag() && tag_description() ) : ?>
<meta name=”description” content=”<?php echo wp_specialchars( strip_tags( tag_description() ), 1 ); ?>” />
<?php endif; ?>

=>ce code php permet de récupérer le titre et la description de votre mot-clé (ou catégorie) et ainsi ne pas laisser des informations par défaut qui sont des duplicatas de contenu de votre index. Exemple :
http://marketing-webmobile.fr/mots-clefs/smartphone/
Le titre de cette page est <title>Smartphone | Marketing web mobile 2.0</title>
La description de cette page :<meta name=”description” content=”Téléphone mobile disposant aussi des fonctions d’un assistant numérique personnel ” />

Le gros avantage de cette méthode est d’indexer beaucoup plus de pages sur votre site et d’élargir le maillage interne.

2.3/ Test de rapidité :

Le temps de chargement de votre site est très important pour vos utilisateurs, notamment ceux qui le visiteront avec un smartphone, au-delà de 3 secondes, la visite est ‘perdue’. Google l’a bien compris et pénalise les sites lents dans son algorythme, que ce soit aussi bien pour le référencement naturel que pour le référencement payant (baisse du quality score).
Pour tester la rapidité d’affichage de votre site, voici un outil très pratique:  http://tools.pingdom.com/fpt/

Voici le résultat du test que je viens de faire :

On peut grâce à cet outil identifier les fichiers qui mettent du temps à se charger. J’ai (Thierry) notamment détecté une image qui mettait du temps à charger, et pour cause, le lien de cette image était cassé donc j’ai fait en sorte qu’elle ne soit plus appelée en éditant le plugin associé. On peut aussi retravailler une image trop lourde (réduire sa taille) afin que le Page size soit réduit et par conséquent améliorer le Load time.
Pour aller plus loin dans cette démarche, il faut idéalement réduire le nombre de fichiers chargés. Sur le site de Thierry, il y a 50 fichiers qui sont chargés en 4 secondes. Certains sont plus longs que d’autres, car beaucoup d’entre aux ne sont pas disponibles sur votre site mais appelés sur un autre serveur distant. Il faut donc trouver un bon équilibre entre le chargement de votre site versus le nombre du pubs, le nombre de plugins et le nombre d’éléments qui composent votre site. Bon courage ! :-D
Astuce : pour réduire simplement votre chargement de l’index, n’hésitez pas à utiliser la balise ‘more’ dans chacun de vos billets et à réduire le nombre de billet qui s’affiche dans l’index.

2.4/ Duplicate content :

Attention à la duplication entre votre site avec et sans les WWW, on en a déjà parlé brièvement dans le Part1, voici à nouveau un lien vers les explications données par Webrankinfo.

2.5/ Redirections :

Vous le verrez en cours mais l’erreur est facile à faire alors nous le répétons ici : appliquez-vous à mettre en place de préférence des redirections permanente 301 versus temporaires 302. Pour vérifier, entrer l’URL de votre page dans le test proposé par Webrankinfo dans cet article. Vous pouvez passer à la moulinette n’importe quel site. Pourquoi faut-il y faire attention? Car Google pourrait détecter du duplicate content sur votre site et vous pénaliser en terme de SEO.

 2.6/ Les liens entrants :

Il faut favoriser les liens internes au site (d’un article à un autre) et bien sûr des liens externes (vers d’autres sites). J’ai travaillé à la régie publicitaire d’AOL et j’ai été amené à gérer des contrats de partenariats d’intégration sur le portail AOL. Elevé aux chiffres d’impressions astronomiques des ordres d’insertion publicitaire, j’avais du mal à comprendre la demande de certains partenaires de mettre en place un lien sur une rubrique qui ne faisait pas d’audience et qui allait lui apporter 10 visites par semaine ! J’avais tout faux, ce n’est pas de la visite directe qu’attendait ce partenaire mais une pondération de son site aux yeux de Google en bénéficiant de la notoriété du Portail AOL afin de mieux remonter sur les requêtes effectuées sur Google.fr. Pour trouver quels sites devraient pointer vers vous, ou pour améliorer l’impact de ceux qui pointent déjà vers vous, je vous invite à :

  • Aller voir dans Google Adplanner
  • Taper dans Google.fr la commande suivante : related:nomdevotresite
  • Regarder les sites référents dans les sources de votre Google Analytics, ceux qui vous envoient déja du trafic naturellement

2.7/ Les annuaires de référencement

Le référencement organique, ce n’est pas que de la technique interne, c’est tout d’abord s’inscrire sur les annuaires du web et les plateformes comme Alexa et Wikio / ebuzzing.

Voici les plus qualitatifs (du moment) sans lien retour. Les délais de soumission sont humains donc variables. Attention à bien veiller à diversifier les descriptions et à respecter les informations demandées sous peine de duplicate content (encore et encore). Pour ma part (Thierry) je me suis fait refuser le référencement par toplien.fr car  ma description était trop copiée-collée de mon site. Donc un rework de plus pour franchir cette étape. :cry:

C’est aussi se procurer de la visibilité sur les articles des autres blogs, grâce à ses connaissances, des partenariats ou tout simplement en postant des commentaires en son nom et en relayant l’url de son site. Attention, vos messages doivent être pertinents sous peine de ne pas être diffusés par le modérateur.

3/ Audit SEO

Vous avez effectué toutes ces mises en oeuvres ci-dessus, vous voulez vérifier votre efficacité? Vous pouvez utiliser l’outil gratuit SEO grader proposé par l’agence  Rezoactif. Très complet, vous entrez là dans les antres de l’optimisation SEO ! Attention ça peut faire mal…je viens de faire un test (20/11/11) :

Voici le résultat sur le blog de Thierry :

Vous pouvez allez plus loin grâce au module du W3C validator qui vous donne les erreurs HTML à corriger pour améliorer votre Score. Je conseille cette rubrique qu’aux personnes qui maîtrisent le HTML et le PHP. Les autres, abstenez-vous de toucher vos pages PHP dans l’éditeur de votre thème WordPress, vous prendriez le risque de faire des erreurs fatales.

Pour terminer, nous vous proposons de parcourir ces slides réalisées par Daniel Roch de SEO Mix pour un SEO Camp (merci à Yann Lemort) :

Enfin, impossible de finir ce 3ème billet sans remercier chaleureusement Yann Lemort et Thibault Vinchent qui nous ont particulièrement bien guidés ! ;o)

Ressources :

Rappel du programme :

En attendant, visitez notre blog respectifs et dites-nous ce que vous pensez de la WordPress Academy!

Vincent Tessier et Thierry Pires

Visitez nos blogs : http://vincenttessier.fr/ et http://marketing-webmobile.fr/

Suivez-nous sur Twitter @vincenttessier, @thierry_pires et Scoopit / Scoopit

Etudiants MBA MCI Part-time 2011

3 Comments

  1. Très bon billet. Attention toute fois, le fichier robotS.txt (j’ai vu dans un paragraphe vous vous avez oublie le “s”) ne vous garantit pas que votre site (partie du site) ne sera indexée. Si le site (partie du site) reçoit assez de liens, même en interdisant son indexation via robots.txt il pourra être visible dans les moteurs de recherche. Autrement dit, robots.txt est bien si vous souhaitez interdire l’indexation d’une partie de votre site qui n’a pas été encore mise en ligne. En revanche cette solution n’est pas 100% efficace si ce que vous souhaitez cacher a été déjà indexé. L’une des solutions consiste à mettre META ROBOTS noindex, nofollow. On peut aussi mettre 301 sur les tags.

    Merci à Yann Lemort pour ce bout de code que je ne connaissais pas
    <meta charset= » » /> <meta name= »description » content= » » />

    Je paramétrais les et desciption des mots clés grâce aux plugin comme All in One SEO ou SEO de Yoast. Ce n’est pas difficile mais je testerai le code.