Y’a du zapping sur le net ! La fin du Monde?

Vidéos, enquêtes, interviews, reportages : les médias « pure players » jouent la carte du contenu éditorial. Un positionnement qui bouleverse les codes de l’information.

Du contenu, et sous toutes ses formes

Côté information, les médias « pure players » (uniquement présents sur Internet) n’ont plus rien à envier aux déclinaisons Web des médias classiques. Un clic sur SFR.fr pour avoir les dernières news sportives. Un détour par yahoo pour lire les dernières nouvelles boursières, un arrêt sur MSN France pour suivre les nouvelles de la « starc ac », ou des salaires des différents ministres.

Ces acteurs du Net veulent désormais avoir leur propre contenu. « Nous sommes un éditeur de magazines interactifs à destination des femmes. Produire de l’information, c’est notre métier ! », affirme Anne-Sophie Pastel, fondatrice du groupe Aufeminin.com dans le magazine stratégies. Comme dans une rédaction classique, une cinquantaine de journalistes s’activent pour nourrir les sites ­Aufeminin.­com, Teemix et Santé AZ.

Une création d’information encore floue

Dans cette course au contenu original, des acteurs majeurs du Web comme Yahoo, Orange, MSN, ou Google Actualités ont également pris le virage média, en devenant agrégateurs d’informations. Chez Orange.fr, une équipe « d’animateurs » se charge également d’organiser le contenu, produit majoritairement en externe.

Tout cela suffit-il à faire de ces pure players des médias à part entière ? MSN se positionne comme un « média social, dont la ligne éditoriale met l’internaute au cœur du dispositif », Aufeminin.com respecte une « charte éditoriale qui donne des valeurs positives aux lectrices », Yahoo se définit comme un « média généraliste », Caroline Bastide, directrice de clientèle au département média d’Harris Interactive, renchérit : « Ces acteurs du Net sont davantage des ” services médias”. Leur arrivée dans le monde du contenu bouleverse la définition du terme ” information “. »

L’avenir des médias traditionnels est en question

L’information devient donc service et peut être personnalisée. Avec Netvibes, par exemple, l’internaute peut créer sa propre page d’actualité en fonction de ses attentes. Mais le principal avantage des médias pure players, c’est d’être nés sur Internet et de maîtriser les technologies interactives. En clair, ils savent animer l’information et la mettre en scène. Tchats en direct, communauté d’internautes, blogs, sondages : une véritable constellation de moyens pour dynamiser l’information et la lecture. Les médias traditionnels ne vont-ils pas perdre du terrain face à ces pure players ?

Laurent Maltese

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